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Dame goupil à l'atelier
Artisan d’art dans le cuir, Aurélie Delobelle propose de l’artisanat sur mesure, de la création à la réparation.
Elle a déjà réalisé un étui d’arme de chasse sur mesure. © Droits réservés

Aurélie Delobelle est devenue artisan d’art et a créé son entreprise. Elle promeut des valeurs en faveur de l’environnement et de l’économie circulaire.

Aurélie Delobelle maîtrise l’art du cuir et en a fait son métier. Elle a installé son entreprise dans un local attenant à sa maison. Elle est une artisane d’art au parcours atypique : titulaire d’un bac et BTS production animale, elle enchaîne les petits boulots jusqu’à son embauche dans une entreprise de maroquinerie familiale sous-traitante de Louis Vuitton, Chanel et Hermès.

Réparer plutôt que d’acheter du neuf

Puis cinq ans après son embauche, elle suit son mari muté dans le Loiret. La jeune femme se pose la question de savoir quelle suite elle envisage pour son avenir.

Elle décide donc de poursuivre dans ce qu’elle aime faire et crée son entreprise en 2021. Elle se lance dans l’aventure de l’entreprenariat aux côtés d’Initiative Loiret.

Aurélie Delobelle adhère au réseau Repar’acteurs, un réseau d’artisans de la Chambre des métiers et de l’artisanat qui promeut la réparation, plus que l’achat du neuf. Dès lors, l’artisan d’art monte son entreprise autour de l’économie circulaire et de l’achat intelligent. « Je fais de la fabrication mais pour rester en accord avec le fait de promouvoir plus la réparation que l’achat, je me procure des peaux de fin de stocks, des stocks dormants des maisons de luxe ou des invendus de tannerie, indique-t-elle. La seule chose que j’achète neuf, ce sont les peaux de poisson. »

Mais là encore, Aurélie Delobelle est dans une démarche responsable car les peaux sont issues des déchets de bars à sushis (les saumons sont produits dans des élevages respectueux de l’animal). « Je produis avec une logique respectueuse de l’économie, je fais de la réparation et de la restauration d’articles en cuir. Si on m’amène un sac Vuitton, je sais réparer et je connais l’exigence qu’il y a derrière », assure-t-elle.

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